CORCONNE, SOUS LE CHÊNE

Avertissement : Ce blog a pour objectif de raviver d'anciennes utilisations des végétaux présents sur Corconne : soit liées à des métiers en désuétude, soit alimentaires, soit médicinales....Attention, l'utilisation des plantes ne doit jamais remplacer une consultation chez le médecin. Leur meilleur usage sera en préventif ou en cas d'affection légère prise en son tout début.

UN JOUR, UNE PLANTE

Conseils :
Cliquez sur les mots en couleur, un lien wikipedia vous donnera davantage d'informations sur la plante.
Cliquez sur les photos pour les agrandir.
Enfin, dans la rubrique "anciens messages", retrouvez les plantes apparues les semaines précédentes, dont certaines peuplent encore la commune
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jeudi 28 mai 2009

Sapin de Noël hors saison...

C'est en effet ce qu'évoque sont port très droit et ses polis piquants comme des épines.


C'est la Vipérine commune...

Cette cousine de la Bourrache, elle en partage le caractère "poilu" de la famille, doit son nom à la forme de fleur :


Avec ses deux étamines saillantes, on croirait une gueule de serpent prêt à mordre...

C'est cette analogie qui à fait dire à Paracelse, medecin suisse du 16ème siècle, dans la mouvance naturaliste, qu'elle servait à soigner les morsures de serpent....
On croyait en effet que Mère Nature, pleine de Bonté, signait les plantes pour qu'on en reconnaisse l'usage (Théorie de la Signature).

Autre application médicinale, guère plus relayée que la première dans la phytothérapie moderne, elle remplacerait la Bourrache en décoction contre la toux.

dimanche 17 mai 2009

Gentil coquelicot....

Il se défroisse doucement en s'extirpant de son bouton, voici le Coquelicot

Ses beaux pétales rouges, qui le différencient du Pavot douteux au pétales plus clairs, avaient de multiples utilisations.


Une jeune femme m'a dit avoir fait de l'encre en les faisant sécher puis en les conservant dans l'alcool.

Plus connu, l'usage des pétales séchés comme anti-toussif et sédatif (ils contiennent en effet de la codéine), ajoutés notamment à la bouillie des enfants.

Les feuilles des coquelicots, extrèmement découpées sont comestibles, ajoutées aux salades ou aux "caillettes".



Enfin, nous faisions enfants des poupées en repliant les pétales vers le bas avant de croquer leurs têtes, un ovaire au goût de noisette.

Cet ovaire, une fois sec, contient des graines, plus petites que le pavot, utilisables pour la décoration des pâtisseries.

vendredi 30 janvier 2009

Soyez patients...

Et attendez sa floraison...

Cette rosette qui ne paie pas de mine est celle de la Bourrache officinale... avec ses feuilles poilues et ridées...



Cette plante aime les sols aérés (travaillés) et riches (décombres), sans soleil direct.

Une des "simples" (plantes médicinales) les plus réputées et qui devient aussi un "must" culinaire.

Feuilles et fleurs peuvent en effet décorer les salades, ou entrer dans la composition de pesto, en leur donnant un petit goût qui tient de l'huître et du concombre.

Les feuilles, riches en mucilage, sont également laxatives et émolliantes (adoucissante).

Mais la plante ayant beaucoup souffert de l'arrivée brusque de l'été 2008, mieux vaut lui laisser de la force, et attendre sa floraison.

Les fleurs en effet, riches en nitrate de potassium, sont réputées dépuratives, sudorifiques et diurétiques.

Dans les Cévennes, on utilisait ses fleurs (ou à défaut celles de la Vipérine) en tisane comme expectorant ou béchique en cas de bronchite.

La Bourrache a une bonne réputation en Cosmétique...

Autrefois déjà, les jus mélangés de feuilles de cresson, de bourrache, et de racine de pissenlit, éclaircissaient le teint.

L'infusion de fleurs fraîches avait le même effet.

Dans les deux cas, le nitrate de potassium, dépuratif, a un rôle majeur.

Aujourd'hui, l'acide gamma-linolénique (un oméga 6) contenu dans l'huile extraite de ses graines, est réputé avoir une action sur le vieillissement de la peau.

mercredi 5 novembre 2008

Un "monument" méridionnal...

Je vais vous faire une confidence...

Malgré son caractère incontournable, je ne m'étais jamais vraiment intéressé à la botanique de la Lavande...

Tout juste,m'avait-il semblé qu'on en voyait beaucoup moins de sauvage, en garrigue, qu'à l'époque de mon enfance....


J'ai donc repris la flore, pour apprendre que la lavande sauvage des garrique de moins de 400 m d'altitude était la Lavande Spic ou Aspic....

Celle-ci a les feuilles plus larges et les inflorescences moins fournies que la Lavande officinale (celle utilisée en parfumerie et présente à moyenne altitude surtout en Provence) et son parfum a des notes plus camphrées.

Cette nuance lui a fermé l'accès aux parfumeries...

A ce sujet, savez vous pourquoi thym, romarin et lavande ont développé un parfum ?
Car le nuage odorant repousse une partie des rayons du soleil et limite leur dessèchement...

L'Aspic était cependant récolté dans les garrigues car il possède les mêmes propriétés médicinales que sa cousine officinale.

Les plus connues :

- séchées, les inflorescences éloignent les insectes (et accessoirement parfument le linge) : les petits sachets de lavande de nos grand-mères...
- antiseptique et vulnéraire (laver les plaies avec des infusions de fleurs de lavande...)
- calmante et relaxante, elle peut entrer dans la composition des huiles de massage d' APRES-SPORT.
- en cas de rhume ou de bronchite, respirer l'huile essentielle de lavande sur un mouchoir est également utile..
- enfin la lavande soigne les peaux âgées et atténue notamment les tâches de vieillesse... Un des premiers parfums à base alcool au XIV ème, l'"eau de la Reine de Hongrie", élixir de jouvence comprenait d'ailleurs Romarin, Lavande et Menthe Pouillot.

P.S. : Le lavandin de nos jardin est un hybride des deux espèces citées précédemment.

Le mot de la fin à un Provençal :
" la Lavande ne se mange pas !" au grand dam des chefs "parisianistes" qui en font crèmes et glaces....

vendredi 29 août 2008

Sur le Coutach (1)...

Retour sur le Coutach, où la nature ne m'a pardonné mes absences de l'été, plusieurs plantes désormais sêches resteront un mystère jusqu'à l'année prochaine...

L'occasion de croiser le fameux Bouillon-blanc...


On devrait dire "un des Bouillons blancs" car le terme recouvre plusieurs espèces...


J'ai lu que le nom viendrait des propriétés adoucissantes pour la peau (inflammations, furoncles..) de ses fleurs cuites dans le lait.
La tisane (ou le sirop) de fleur de Bouillon blanc, filtrée soigneusement dans un linge pour éliminer les étamines poilues, soigne la toux et les infections pulmonaires.
Enfin les feuilles servaient de mèche de lampe à huile et la hampe florale, trempée dans de la poix, servait de flambeau... d'où son autre nom de cierge de Notre Dame.

lundi 21 juillet 2008

Une parentée célèbre....

Voici une plante qui pourrait souffrir de son illustre parentée : La Guimauve à feuille de chanvre...


Elle est en effet cousine de la médicinale Mauve, de la Belle Rose Trèmière, et de l'ecclectique Guimauve officinale...


Même si ces feuilles présentent, comme la Mauve, des propriétés laxatives et béchiques (gorge/toux), ce n'est qu'avec la racine de Guimauve Officinale que l'on fabrique l'anglo-saxon Marshmallow, cette gomme à mâcher qui fait le délice des enfants.

Petite remarque complémentaire les Althaea (Hibiscus) de vos jardins sont une variété améliorée de Guimauve.