CORCONNE, SOUS LE CHÊNE

Avertissement : Ce blog a pour objectif de raviver d'anciennes utilisations des végétaux présents sur Corconne : soit liées à des métiers en désuétude, soit alimentaires, soit médicinales....Attention, l'utilisation des plantes ne doit jamais remplacer une consultation chez le médecin. Leur meilleur usage sera en préventif ou en cas d'affection légère prise en son tout début.

UN JOUR, UNE PLANTE

Conseils :
Cliquez sur les mots en couleur, un lien wikipedia vous donnera davantage d'informations sur la plante.
Cliquez sur les photos pour les agrandir.
Enfin, dans la rubrique "anciens messages", retrouvez les plantes apparues les semaines précédentes, dont certaines peuplent encore la commune
Affichage des articles dont le libellé est expectorant. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est expectorant. Afficher tous les articles

jeudi 28 mai 2009

Sapin de Noël hors saison...

C'est en effet ce qu'évoque sont port très droit et ses polis piquants comme des épines.


C'est la Vipérine commune...

Cette cousine de la Bourrache, elle en partage le caractère "poilu" de la famille, doit son nom à la forme de fleur :


Avec ses deux étamines saillantes, on croirait une gueule de serpent prêt à mordre...

C'est cette analogie qui à fait dire à Paracelse, medecin suisse du 16ème siècle, dans la mouvance naturaliste, qu'elle servait à soigner les morsures de serpent....
On croyait en effet que Mère Nature, pleine de Bonté, signait les plantes pour qu'on en reconnaisse l'usage (Théorie de la Signature).

Autre application médicinale, guère plus relayée que la première dans la phytothérapie moderne, elle remplacerait la Bourrache en décoction contre la toux.

mercredi 22 avril 2009

L'amie des arts

Avec ses fleurs comme fixées au bout de rameaux en fil de fer.


Avec ses feuilles très découpées aux formes proches des hallebardes...






Voici le Sissymbre officinal.
Cette plante tire de sa richesse en soufre deux propriétés médicinales :
- expectorante.
- protectrice de la voix (infuser 15 minutes 40g de plante fleurie dans un litre d'eau et sucrer au miel car c'est très amer).
Boire trois tasses par jour, si vous êtes aphones qui plus est si vous êtes chanteur ou acteur...
Le sissymbre officinal, comme l'aigremoine eupatoire, et l'ami de ses deux corps de métier.

vendredi 30 janvier 2009

Soyez patients...

Et attendez sa floraison...

Cette rosette qui ne paie pas de mine est celle de la Bourrache officinale... avec ses feuilles poilues et ridées...



Cette plante aime les sols aérés (travaillés) et riches (décombres), sans soleil direct.

Une des "simples" (plantes médicinales) les plus réputées et qui devient aussi un "must" culinaire.

Feuilles et fleurs peuvent en effet décorer les salades, ou entrer dans la composition de pesto, en leur donnant un petit goût qui tient de l'huître et du concombre.

Les feuilles, riches en mucilage, sont également laxatives et émolliantes (adoucissante).

Mais la plante ayant beaucoup souffert de l'arrivée brusque de l'été 2008, mieux vaut lui laisser de la force, et attendre sa floraison.

Les fleurs en effet, riches en nitrate de potassium, sont réputées dépuratives, sudorifiques et diurétiques.

Dans les Cévennes, on utilisait ses fleurs (ou à défaut celles de la Vipérine) en tisane comme expectorant ou béchique en cas de bronchite.

La Bourrache a une bonne réputation en Cosmétique...

Autrefois déjà, les jus mélangés de feuilles de cresson, de bourrache, et de racine de pissenlit, éclaircissaient le teint.

L'infusion de fleurs fraîches avait le même effet.

Dans les deux cas, le nitrate de potassium, dépuratif, a un rôle majeur.

Aujourd'hui, l'acide gamma-linolénique (un oméga 6) contenu dans l'huile extraite de ses graines, est réputé avoir une action sur le vieillissement de la peau.

mardi 12 août 2008

Si on prenait des vacances (6)...

Les Cardères, Knauties, Scabieuses et autres Céphalères corconnaises ont une cousine cévenole : la Scabieuse succise



Certes, cette photo présente une fleur un peu trop en bouton pour se faire un idée... voici donc une photo importée du site de l'Université de Marseille.


Remarquez ses feuilles opposées et entières.

Son autre nom de Mors-au-diable souligne qu'elle a une petite légende associée...

Le diable, furieux de devoir reconnaître les propriétés médicinales de cette plante aurait mordu sa racine, qui est de fait ridiculement courte, comme sectionnée tout près de la tige.

Comme les scabieuses, la plante est réputée pour les affections de la peau (galles, dartres...) en décoction ou comme tonifiant de la peau sous forme de sirop :

Infuser 70 g de feuilles et de fleurs 5 heures dans 1 litre d'eau bouillante, passer et ajouter 1,750 kg de sucre (!) puis bouillir et mettre en flacon.

A boire (évidemment ! sinon on attire les abeilles), chaque matin pendant 10 jours.

Un autre sirop de Succise (décidemment) est un expectorant pour lutter cotre les bronchites notamment :

Infuser 6 heures, 75 g de feuilles et de fleurs dans 1 litre d'eau bouillante, ajouter 1,5 kg de sucre et laisser cuire doucement jusqu'à consistance de sirop... 3 cuillers à café par jour....

dimanche 15 juin 2008

Le numéro 1 de la garrigue...

S'il est une plante à reconnaître, c'est bien le Thym


Vous ne le trouverez que dans les endroits très ensoleillés.

Ramassé en dehors de sa période de floraison, c'est un excellent condiment, frais ou seché sur les grillades ou dans les bouquets garnis...

C'est également une plante aux multiples usages médicinaux notamment grâce à deux composés phénoliques que contiennent ses fleurs :
- le thymol, antiseptique, antispasmodique (digestif) et vermifuge.
- le carvacol, antiseptique.

A savoir également qu'une inhalation de thym (50 g pour 1 litre d'eau) se révèle utile contre les sinusites, tandis qu'une décoction de thym (250 g pour 1 litre bouilli 10 minutes) est efficace contre certaines toux.