CORCONNE, SOUS LE CHÊNE

Avertissement : Ce blog a pour objectif de raviver d'anciennes utilisations des végétaux présents sur Corconne : soit liées à des métiers en désuétude, soit alimentaires, soit médicinales....Attention, l'utilisation des plantes ne doit jamais remplacer une consultation chez le médecin. Leur meilleur usage sera en préventif ou en cas d'affection légère prise en son tout début.

UN JOUR, UNE PLANTE

Conseils :
Cliquez sur les mots en couleur, un lien wikipedia vous donnera davantage d'informations sur la plante.
Cliquez sur les photos pour les agrandir.
Enfin, dans la rubrique "anciens messages", retrouvez les plantes apparues les semaines précédentes, dont certaines peuplent encore la commune
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mercredi 29 avril 2009

Toute nue...



Voici une plante typiquement locale, l'Aphyllante de Montpellier...

Dans un défi pour limiter ses pertes d'eau, dans la sèche garrigue calcaire, l'évolution a conduit cette Liliacée à limiter ses parties chlorophyliennes à sa seule tige (pas de feuilles !)...

Loin de se douter de cette particularité, les enfants que nous étions cueillions sans vergogne ses fleurs au goût sucré...

mardi 28 avril 2009

Drôle de gueule


Cette jolie plante aux fleurs en forme de moue boudeuse, est le Muflier ou Gueule de Loup

Les enfants jouaient a faire ouvrir ces gueueles en les pressant sur leur côtés...

Les graines du muflier étaient parfois utilisées pour étourdir les poissons et les pêcher à l'épuisette... bien peu sportif !!

dimanche 8 mars 2009

Jolie petite grimpante


Accrochée aux flancs des murs et des rochers, voici une plante grasse aux jolies fleurs, la Cymbalaire....

C'est une cousine des Gueules de loup ou des Linaires, parenté identifiable à leurs fleur en forme de lèvres faisant la moue.

Certaines Cymbalaires ont des feuilles rondes, comme des cymbales, d'où le nom...

Une fois fécondée, la fleur développe une phototropie négative, et cherche à échapper à la lumière.
Le fruit se développe alors à l'ombre d'une cavité où la génération suivante pourra mieux se développer.

dimanche 18 janvier 2009

Quelques fougères méditérranéennes..

Cette petite plante qui s'accroche aux murs ou aux rochers est l' Herbe dorée ou Ceterach officinal



Cette petite plante qui s'accroche aux murs ou aux rochers est l' Herbe dorée ou Ceterach officinal

Elle appartient au groupe des fougères, un groupe plus ancien dans l'évolution que les plantes à fleurs et à fruit dont je vous parle habituellement.

Fécondation puis dissémination des spores (embryon en dormance) se font à l'air libre, ce qui nécessite des lieux assez humides ou de la rosée persistante.

En retournant la feuille, vous pourrez voir les sores (réservoirs à spore), 2 rangées de petites tâches brunes.

Autrefois, l' Herbe dorée était utilisée en sirop pour lutter contre les affections pulmonaires.

En teinture mère (= alcoolat) (plante sèche dans son poids d'alcool à 90°) , elle aiderait à soigner les calculs et les affections urinaires.


Nettement plus grand mais aussi plus rare sur notre commune, voici le Polypode austral.



La racine de Polypode austral , aurait, en sirop, les mêmes vertus médicinales que le Polypode commun :
- laxatif doux
- cholagogue (favorise la sécrétion de bile pour digérer les lipides)
- vermifuge
mais également un goût de réglisse, ce qui faciliterait son administration aux enfants.

En fait le Polypode austral ("Polypodium cambricum") serait une sous espèce de Polypode commun adaptée au calcaire.

Un célèbre cuisinier savoyard utilise d'ailleurs, son goût de réglisse dans sa cuisine...

dimanche 7 décembre 2008

Gastronomie du jour


L'hiver est bien avancé..

C'est le moment d'aller ramasser les Nombrils De Vénus, curieuse petite plante grasse dont la feuille est rattachée à son pétiole par son centre...

Médicinale, elle "résoud" les cals et les inflammations sur lesquelles on aura frotté ses feuilles fraîches..

Mais c'est aussi un surprenant condiment pour l'apéritif, à condition de le préparer au vinaigre au moins un mois avant consommation...

Une recette prise sur "Garrigue Gourmande" :

Ingrédients (Pour un bocal d’un litre et demi) :
1 l d’eau
¼ l de vinaigre d’alcool
500 g de nombril de venus
1 branche de thym
1 branche de romarin
4 gousses d’ail
10 grains de poivre

Préparation : Récolter les jeunes pousses de nombril de venus à la fin de l’hiver quand elles sont encore vertes (avant floraison).
Faire bouillir l’eau et le vinaigre.
Remplir un bocal avec les nombrils de venus, l’ail, le romarin, le thym et le poivre en tassant un peu.
Verser l’eau bouillante pardessus, secouer le bocal pour faire remonter l’air encore emprisonné, remettre de l’eau jusqu’au bord et fermer hermétiquement.
Attendre un mois avant de déguster.

Présentation : Servir comme des cornichons à l’apéro.

Conseils et Idées :Le nombril de venus n’a quasiment aucun goût. Il prendra celui des aromates que l’on aura mis avec le vinaigre. Par contre, la saveur âcre qu’il avait avant, disparaît pendant la macération.


Enfin, voici la floraison telle qu'elle intervient au mois de mai :

samedi 29 novembre 2008

broute, broutons, broutez (4)

Voici une autre salade sauvage accrochées sur les rochers calcaires et aux multiples noms locaux : la breou ou breule, alias la salade de lièvre ou Laitue vivace.


Ses feuilles, vert bleutées, très découpées et aux pétioles rouges peuvent faire penser à celles de la Chicorée qui sont terriblement amères.... goûtez donc toujours une feuille avant de récolter une partie de la rosette.

jeudi 27 novembre 2008

Broute, broutons, broutez (3)....

Voir un aussi beau pied de Laitue des vignes, n'est pas chose commune...


Manquant d'eau, cette plante est souvent réduite à une ou deux branches...

Mais les pluies et les températures clémentes de début novembre ont fortement dopé celle-là....

Reconnaissable, entre toutes à sa petite inflorescence à 5 fleurs ligulées (à languette) qui miment 5 pétales et à son latex.


Repérer les jeunes feuilles encore tendres qui sont comestibles.


Elles deviennent très vites coriaces en vieillissant....

vendredi 2 mai 2008

L' allié de la peau



Cette petite plante grasse qui colonise les rochers tout l'hiver est l'Orpin élevé ou Sédum de Nice....

Avant son impressionnante floraison (de longues hampes florales terminées par des fleurs jaunâtres), vous pourrez faire un accompagnement d'apéritif maison de ses petites feuilles grasses en les mettant en pôt dans un mélange bouilli (3/4 eau 1/4 vinaîgre) additionné de vos aromates préférés (ail, laurier, thym.....).
Choisissez un vinaigre goûteux pour que l'acidité ne prédomine pas et laissez reposer un mois avant de déguster.



Une fois fleurie la plante n'est pas inutile, car on prête au suc frais de l'Orpin de nombreuses propriétés cosmétiques, notamment celui de soigner les plaies, mais aussi d'atténuer les dartres et même de réduire cors et cals...



Les fleurs sèchent ensuite pendant l'été et demeurent souvent dressées pendant l'année suivante.

lundi 14 avril 2008

Pas pour les razeteurs...

Voici d'autres lichens qui poussent sur les murs ou les rochers et qui doivent leur nom populaire de "cocarde" à leur forme de disque.


Difficile de les reconnaître, sachez que ces organismes très anciens (plusieurs centaines d'années) ont quelques points communs et remarquables.



Ils peuvent se développer sur le roc grâce à la capacité du champignon à se gonfler de 3 fois son poids en eau et en faire profiter l'algue...



Vous retrouverez souvent ces lichens sous le nid des oiseaux ou sur certains mortiers des vieux murs, deux sources d'azote que le champignon va pouvoir dégrader.




La couleur des cocardes dépend des oxydes métalliques que l'organisme va pouvoir fixer : on a retrouvé des oxydes liés au passage des roues des charettes du Moyen Age sur les cocardes d'aujourd'hui.





Enfin, il est à savoir qu'on récoltait autrefois au couteau les cocardes, qui servaient, une fois pulvérisées dans un mélange de chaux et d'urine, à fabriquer un colorant violet instable, le "poupre de France", violet mais virant rapidement au rouge ou au rose...

jeudi 10 avril 2008

Un cerisier des garrigues...

Un des rares fruitiers spontannés à pousser sur les rochers calcaires, ce Bois de Sainte Lucie ...

Malheureusement, les "cerises" qu'il porte sont peu gouteuses et souvent acides.. donc réservées aux fruits au sirop.


Cet arbre, par sa rusticité, sert souvent de porte-greffe à des cerisiers aux fruits plus goûteux.

mardi 8 avril 2008

Des géraniums sauvages...

On connait tous les géraniums cultivés qui coloraient nos fenêtres et jardins, au moins avant l'arrivée d'un papillon africain amené par le rechauffement climatique...

Voici deux de leurs cousins sauvages aux dimensions beaucoup plus modestes.

Voici le Geranium Mou, dont les fleurs aux 5 pétales échancrés, se regroupent souvent par deux....


Les feuilles des géraniums, sauvages ou cultivés, frottées sur des piqûres de moustiques en atténuent les démangeaisons...


Par ailleurs, l'huile essentielle de géranium, utilisée en massage sur le ventre, a des vertus appaisantes sur les migraines et les douleurs dûes aux cycles féminins.




Le géranium "Herbe à Robert" , dont le nom dériverait de Ruber (rouge) la couleur que prend souvent sa tige, est très riche en tanins ce qui lui confère des propriétés d'arrêt des crises diarrhéiques...

Pour cela faire sécher au sec (suspendues au plafond) les parties aériennes de cette plante.

Puis infuser 25 g dans 1 litre d'eau pendant 15 minutes puis boire 3 tasses par jour.

samedi 5 avril 2008

Perce-pierre



Elle s'accroche aux rochers calcaires, les égayants de ses fleurs en forme de moue...

Cette parente des gueules de Loup est la linaire couchée....

jeudi 3 avril 2008

Petits ponpons...


Ce petit buisson ligneux qui s'accroche sur les rocailles méditerrannéennes, est la Globulaire buissonnante....

Quoiqu'on attribue à cette famille des propriétés laxatives et purgatives, la présence de globularétine, substance pouvant occasionner des troubles digestifs et cardiaques fait qu'il vaut mieux l'éviter.

mercredi 5 mars 2008

Agriculture raisonnée !!!

Comme celle de nombreux papillons, ou de la Nigelle de Damas, la présence grandissante du Scandix peigne de Vénus est la preuve d'une utilisation de plus en plus réduite des herbicides...

A quand le retour des champs de bleuets de notre jeunesse ?

Ce retour est une chance car je trouve son inflorescence remarquable, chaque fleuron à cinq pétales (dont un plus grand) s'agglutine aux autres pour former quasiment une dentelle, un damier....

La feuille aussi semble un filigrane, et dénonce la parenté à la Carotte ou au Fenouil.

Vous pourrez d'ailleurs la hacher pour donner une saveur anisée au saumon aux betteraves ou aux pois chiches.

A noter que le qualificatif de peigne de Vénus lui vient de ses fruits, qui ressemblent comme le montre la photo aux peignes antiques.

mardi 19 février 2008

La salade du jour

On l'appelle ici la cressonette, et je pense qu'il s'agit d'une variété de Cardamine

C'est une salade au gout prononcé à utiliser en mesclun...

La première photo représente sa rosette, la forme végétale qui lui permet de passer l'hiver plaquée au sol sans s'exposer inutilement au froid...



Cette deuxième photo représente la partie sexuée de la plante qui se développe dès que les températures deviennent plus clémentes.

Notez que les feuilles de la rosette et celles de la tige sont significativement différentes, les deux se mangent mais j'ai une préférence marquée pour celles de la rosette.