CORCONNE, SOUS LE CHÊNE

Avertissement : Ce blog a pour objectif de raviver d'anciennes utilisations des végétaux présents sur Corconne : soit liées à des métiers en désuétude, soit alimentaires, soit médicinales....Attention, l'utilisation des plantes ne doit jamais remplacer une consultation chez le médecin. Leur meilleur usage sera en préventif ou en cas d'affection légère prise en son tout début.

UN JOUR, UNE PLANTE

Conseils :
Cliquez sur les mots en couleur, un lien wikipedia vous donnera davantage d'informations sur la plante.
Cliquez sur les photos pour les agrandir.
Enfin, dans la rubrique "anciens messages", retrouvez les plantes apparues les semaines précédentes, dont certaines peuplent encore la commune
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mardi 4 août 2009

Chardon ou Cirse

Dans la grande famille es Composées (Astéracées), o confond souvent Chardons et Cirses..






Voici un Cirse en fruits



En regardant bien que le fruit est penné comme une plume, caractéristique des
Cirses qui les différencie des Chardons.

dimanche 12 juillet 2009

Pastis en herbe...

Le Fenouil est en fleur et bientôt en graines.


Ses graines émménagogues, diurétiques, apéritives, galactogènes et carminatives.... et au bon goût de pastis

samedi 11 juillet 2009

Drôle de feuille

Elle a une feuille étrange, que certains croiraient même illicite, la Guimauve à feuilles de Chanvre.




Cette cousine de la Guimauve officinale, en possède certaines
caractéristiques.
Très riche en mucilage (comme beaucoup de Malvaceae) elle est émolliente et adoucissante.
On extrayait d'ailleurs, à l'origine, la pâte de guimauve de sa racine.
On donnait aussi cette racine épluchée aux enfants pour qu'ils fassent leurs dents en la machonnant.
Elle est également comme ses cousines bonne pour la gorge et pectorale, ce sont là ses fleurs que l'on utilise.

jeudi 9 juillet 2009

L'aïeule

Cette belle fleur bleue, qui se délave à la moindre pluie et la Chicorée sauvage


Elle est à l'origine d'un tas de plantes cultivées comestibles :
- En forcant la pousse des feuilles de sa rosette d'hiver, on obtenait une salade, la Barbe de Capucin....
Attention aux variétés sauvages, leurs feuilles sont terriblement amères, même celles de la rosette, et il faudra les faire tremper au moins une heure dans l'eau froide pour pouvoir les intégrer à un mesclun.
En contrepartie, ses principes amers en font un excellent cholagogue et un allié du foie.
- En forçant le bourgeon à l'oscurité, on obtient... l'endive... qui sous son nom nordiste "chicon" montre mieux la parenté.
- Enfin en torréfiant la racine, en la réduisant en poudre, on obtient la chicorée boisson...
Cette chicorée qui ne fait pas mal au foie (même mélangée au lait) contrairement au café et qui est recommandée aux diabétiques.
En effet le sucre de stockage de la chicorée (comme pour une grande partie des Astéraceaes) est l'inuline qui se dégrade à la digestion en lévulose qui ne fait pas monter la glycémie.
Mais attention pas la peine d'arracher tous les pieds de Chicorée sauvage de vos garrigues...
Une fois la plante "montée" la racine devient sèche et fibreuse.... quant à reconnaître le plante avant montaison... c'est affaire de spécialiste.

lundi 29 juin 2009

L'ingrédient manquant....

Voici, une plante plus rare, une rosacée du nom d'Aigremoine Eupatoire.



Elle a eu une grande réputation de médicinale, pour ne conserver aujourd'hui qu'un rôle dans la lutte contre les pertes de voix (gargarismes d'une décoction de sas feuilles et ses fleurs).
Elle est également un des ingredients les plus rare de la fameuse Liqueur d'Arquebuse, avec l'Armoise, le Calament, le fenouil, l'Hysope, la Marjolaine, la Menthe, le Romarin, la Sauge, la Sariette, le Thym, l'Angélique, le Basilic et la Lavande.

dimanche 28 juin 2009

Une litière sainte....

Voici la plus tardive de la famille de la Garance et des Gaillets, le Caille lait-jaune.





C'est la bonne époque pour le ramasser et en faire des fagots pour remplacer la presure dans le caillage des laits.
Il faut en effet que les rameaux soient fleuris.
Sans savoir-faire on obtient un caillet à forte odeur de Brie.
Les Anglais du Gloucester parviennent à en faire un fromage, qui, de plus a pris la couleur jaune des fleurs.
Autre particularisme anglo-saxon : ils appelent cette plante "Lady's Bedstraw" soit littéralement "Paille du lit de Notre Dame" car elle aurait constitué la litière de l'enfant Jésus.
Ce caille lait ou Gaillet jaune, a aussi toutes les propriétés de ses cousines : on peut extraire un colorant rouge (l'alizarine) de sa racine, et cette même racine est diurétique et emménagogue.

samedi 27 juin 2009

Un concentré d'amabilité...

Dans la famille des Apiacées (Ombellifères), aux inflrescences en frme de parapluie, il existe une foule de plantes condimentaires (Carvi, Cumin, Cerfeuil, Persil...) mais aussi des toxiques (Cigües....).

Il faut donc ête très attentif lors de leur identification.

Celle d'aujourd'hui est la Carotte Sauvage...

Passez la main sur sa tige, elle est parsemée de petits poils très durs (la Cigüe est glabre et porte souvent des tiges lie-de-vin).

Regardez ses inflorescences...


Et vous verrez souvent, en leur centre, un petit fleuron pourpre ou noir.


C'est censé être un faux semblant sexuel pour attirer les insectes mâles, et les recouvrir de pollen.

Enfin dernier élèment de reconnaissance, à l'issue d'un test malheureusement destructif, arrachez la racine et sentez-la un concentré d'essence de carotte.

Une senteur mais peu de légume, elle est pey charnue et devient ligneuse dès que la plante fleurit.

Mais c'est l'idéal pour parfumer soupes ou crèmes.

Autre déception, la couleur, elle est blanche, contrairement à sa cousine de Méditerrannée orientale, cultivée ici pour sa chair et ses caroténoïdes orangés.

vendredi 12 juin 2009

Doublement protégées..

C'est la pleine saison des Centaurées, ces plantes qui se protègent des ovins à la fois par un involucre de bractées à plus ou moins grandes épines et un goût horriblement amer....

Premier membre de la famille, la Centaurée des collines, à fleurs jaunes et à bractées un peu piquantes.





jeudi 28 mai 2009

Sapin de Noël hors saison...

C'est en effet ce qu'évoque sont port très droit et ses polis piquants comme des épines.


C'est la Vipérine commune...

Cette cousine de la Bourrache, elle en partage le caractère "poilu" de la famille, doit son nom à la forme de fleur :


Avec ses deux étamines saillantes, on croirait une gueule de serpent prêt à mordre...

C'est cette analogie qui à fait dire à Paracelse, medecin suisse du 16ème siècle, dans la mouvance naturaliste, qu'elle servait à soigner les morsures de serpent....
On croyait en effet que Mère Nature, pleine de Bonté, signait les plantes pour qu'on en reconnaisse l'usage (Théorie de la Signature).

Autre application médicinale, guère plus relayée que la première dans la phytothérapie moderne, elle remplacerait la Bourrache en décoction contre la toux.

jeudi 14 mai 2009

Oserez vous...





















... manger les feuilles piquantes du Panicaut des Champs ou Chardon Rolland ?



On doit récolter les jeunes feuilles aux piquants encore tendres, serrées en son coeur comme les feuilles d'un livre relié.
Elles ont un goût d'Artichaut anisé...
Le Panicaut n'est en effet pas un chardon mais un cousin du fenouil (apiaceae).
On utilisait aussi sa racine pour lutter contre la goutte.
A l'automne, en Cévennes, pousse à son aisselle un champignon délicieux la Pleurote.

lundi 11 mai 2009

Ail !


Voilà la délicate fleur d'un petit ail sauvage : l'ail rose.
Tout aussi odorant que son cousin cultivé, il seraut dommage de l'arracher pour en récolter le bulbe car celui-ci s'épuise et durcit à la floraison.

lundi 4 mai 2009

Salade du jour,


Immanquables à cause de leur grosse fleur jaune pâle, les Urospermes de Daléchamps...

Leurs feuilles possèdent une saveur d'amande amère qui mettra de la diversité dans vos samades....

dimanche 3 mai 2009

Condiment sauvage


Ce petit ail sauvage est l' Ail rose

Il peut certes être utilisé, avant floraison (sinon le bulbe est épuisé), comme condiment comme son cousin cultivé, mais ce serait se priver de ses fleurs délicates....



Rabattons nous donc plutôt sur l'ail cultivé...

Celui-ci, parfois évité pour son odeur persistante, est un excellent aliment, tonique et bactéricide....

Il convient d'en éliminer le germe, au centre de la gousse, pour le rendre plus digeste.

On préparait dans le temps une soupe à l'ail, l' aïgo boulido , qui avait l'intérêt de nettoyer les intestins, avec notamment une action vermifuge.

samedi 2 mai 2009

Fabacées : Comestibles ou Remarquables

LES REMARQUABLES MAIS PAS COMESTIBLES :


Et tout d'abord, l'Astragale de Montpellier, un nom qui nous donne l'impression de posséder en exclusivité un trésor mondial..




L'Hippocrépis qui doit son nom à ses fruits en forme de fer à cheval...




LES COMESTIBLES :



Et tout d'abord Trèfle blanc et Trèfle des prés (ci dessous)...

Leurs feuilles (sans tige) riches en protéines et leurs fleurs sucrées agrémenteront vos salades...



Et, dans la famille des Vesces, la Vesce commune et la Vesce Jaune, dont les feuilles peuvent se cuire comme des haricots verts (en évitant leurs "haricots" qui peuvent causer des maux de tête).



jeudi 30 avril 2009

Gentil coquelicot, Mesdames...

Figure incontournable des terrains en friches ou des cultures de céréales, l'incontournable Coquelicot

On s'en méfie parfois car il est le cousin du Pavot, dont le latex sert de base à l'opium...mais le coquelicot n'a pas cette puissance addictrice...

Mais il regorge de propriétés plus inoffensives :
- de ses rouges pétales, on extrait la codéine, qui sert de base à beaucoup d'anti-toussifs et a des propriétés sédatives....on en rajoutait autrefois à la bouillie des enfants...
- ses feuilles sont comestibles en salade, surtout celles de sa rosette.
- ses jeunes ovaires ont un léger goût de noisette
- enfin, on peut parsemer les pains de ses graines comme on le fait des pavots.

dimanche 26 avril 2009

Arbre à "mauves"

Tandis que les fleurs de Mauve se font toujours attendre, une Lavatère arborescente s'épanouit sur les hauts du village.






Elle possède les même propriétés que sa cousine.
Les feuilles sont émollientes, adoucissantes sur les piqûres ou les plaies et si on les consomme, laxatives.
Toutes ses propriétés à cause de leur richesse en mucilage.
Les fleurs en décoction combattent les maux de gorge et peuvent également servir de colorant alimentaire pour les bonbons ou les crèmes.

vendredi 24 avril 2009

D'Arabie ?

Encore une Crucifère (Brassicacae), nommée Arabette car elle apprécierait les sols sablonneux comme ceux du désert...







jeudi 23 avril 2009

Jaune profond...

Un peu plus tardif que le Réséda raiponce, voici le Réséda Jaune...




Celui-ci, comme le Réséda des Teinturiers ou Gaude (aux épis plus longs) contient, dans ses feuilles et ses tiges, un groupe de flavonoides, la lutéonine...

Malheureusement, la Gaude, cultivée pour ses vertus colorantes, porte également dHerbe aux Juifs car au XIII ème siècle, ceux-ci devaient, dans le Comtat Vénessin, porter un bonnet jaune distinctif fait avec de la Gaude.

jeudi 9 avril 2009

Tout doux...

Cet arbre qui orne en bosquet le bord du Chemin des pauvres, c'est l'Orme champêtre...


Là, il s'épanouit en profitant d'un sol plus riche et de la présence d'eau.

Mais en de nombreux autres endroits moins propices du village, il reste sous forme d'individus rabougris, même pas de la taille d'un arbuste....

Des nabots que l'on nommait autre fois des Ormes tortillards.

Reconnaissable à ses feuilles dentelées aux nervures nombreuses et marquées (comme le noisettier) et à ses feuilles ovales et pointues (ce qui le differencie de l'Aulne).


Les fleurs lui viennent avant les feuilles et sont elles aussi caractéristiques :


Tout est vulnéraire chez l'Orme, disait un dicton du XVIII ème... ce qui lui valu de nombreux usages :
- les feuilles broyées dans du vinaigre pour cicatriser les plaies et les dermatoses
- en gemothérapie, on prescrit ses bourgeons contre l'eczéma et l'acné.
- l'eau de ses galles comme cosmétique.
Quoique son bois mette du temps à sécher (6 ou 7 ans), on le privilégiait lorsque l'ouvrage devait être au contact de l'eau (dans les arsenaux, pour les moulins, pour les vis de pressoir...).
Souvent présent dans les villes et villages pour l'ombre, il était périodiquement émondé en Cévennes et son feuillage donné aux animaux.
L'Orme champêtre a rencontré de nombreux prédateurs, champignons et insectes, qui ont failli causer sa perte.
Aujourd'hui la plupart des Ormes sont des hybrides champêtre x montagnard.

mercredi 8 avril 2009

Chardon-Roland...

Si à première vue, ce nom populaire et son aspect l'apparente aux Chardons (famille des Composées), la botanique le rattache à la Carotte et au Fenouil (Ombéllifères)...

Son nom est le Panicaut champêtre


A priori, on aurait peine à penser pouvoir le manger.

Mais remarquez les feuilles encore sans tiges et pas encore coriaces au centre de la seconde ou sur la troisième photo.




Elles délivreront une délicieuse saveur d'artichaud à ceux qui accepteront de se faire titiller la langue...

Diurétique et apéritives, elles permettront de joindre l'utile médicinal au plaisir de la table...

La racine de Panicaut permet aussi de lutter contre l'urée.

La plante, à l'automne présente deux caractéristiques :

- dans les régions suffisamment humides, elle accueille à son aisselle, à l'automne, un champignon délicieux, la pleurote du panicaut.

- une fois séchée, portée part le vent, comme dans les vieux westerns, elle part en boule, conquérir de nouveaux territoires...