CORCONNE, SOUS LE CHÊNE

Avertissement : Ce blog a pour objectif de raviver d'anciennes utilisations des végétaux présents sur Corconne : soit liées à des métiers en désuétude, soit alimentaires, soit médicinales....Attention, l'utilisation des plantes ne doit jamais remplacer une consultation chez le médecin. Leur meilleur usage sera en préventif ou en cas d'affection légère prise en son tout début.

UN JOUR, UNE PLANTE

Conseils :
Cliquez sur les mots en couleur, un lien wikipedia vous donnera davantage d'informations sur la plante.
Cliquez sur les photos pour les agrandir.
Enfin, dans la rubrique "anciens messages", retrouvez les plantes apparues les semaines précédentes, dont certaines peuplent encore la commune
Affichage des articles dont le libellé est utilitaire. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est utilitaire. Afficher tous les articles

dimanche 28 juin 2009

Une litière sainte....

Voici la plus tardive de la famille de la Garance et des Gaillets, le Caille lait-jaune.





C'est la bonne époque pour le ramasser et en faire des fagots pour remplacer la presure dans le caillage des laits.
Il faut en effet que les rameaux soient fleuris.
Sans savoir-faire on obtient un caillet à forte odeur de Brie.
Les Anglais du Gloucester parviennent à en faire un fromage, qui, de plus a pris la couleur jaune des fleurs.
Autre particularisme anglo-saxon : ils appelent cette plante "Lady's Bedstraw" soit littéralement "Paille du lit de Notre Dame" car elle aurait constitué la litière de l'enfant Jésus.
Ce caille lait ou Gaillet jaune, a aussi toutes les propriétés de ses cousines : on peut extraire un colorant rouge (l'alizarine) de sa racine, et cette même racine est diurétique et emménagogue.

lundi 15 juin 2009

Rose tendre

La floraison de la Saponaire officinale succède de peu à celle de la Saponaire de Montpellier aux dimensions beaucoup plus réduites.


La plante contient des saponines, les tiges fleuries moussent quand on les frotte dans l'eau.
La racine, récoltée lorsque la plante est fanée, séchée et mise en décoction four nissait shampoing et lessive pour deshuiler les laines.

mercredi 10 juin 2009

Anti mites ???

Dans la grande famille de molènes, en voici une aux étamines à poils violet et aux calice et bractées poilues, la molène blattaire ou herbe aux mites



Aucune trace cependant d'un rel usage en relation avec ce nom, à moins qu'un lecteur ne m'aide !

mercredi 20 mai 2009

Vais je me faire un pantalon ?

C'est la pleine période de floraison des lins...

Outre le bleu Lin de Narbonne, présent au bord des routes, voici deux Lins de Garrigue :

Le lin sous arbrisseau, ligneux et à fleurs blanches...





















Et le lin campanulé, aux fleurs jaunes presque en forme de clochettes.



La longue tige bien droite des lins contient des fibres utilisées pour faire le tissu du même nom.
On mettait pour cela les tiges à rouir (fermenter partiellement) dans une mare de rouissage.
Les fleurs contiennet des graines dont on extrayait une farine laxative ou la fameuse huile de lin, utilisée en peinture, ou pour la protection des meubles en bois, ou encore, et c'est moins connu dans le linoléum si à la mode dans les années 70.

jeudi 30 avril 2009

De fameux beignets...


Encore un arbre qui fleurit partout sur la commune, le Robiner faux acacia, communément appelé Acacia (au sens botanique,le vrai Acacia est le mimosa).

Difficile à croire, tant il se plaît ici, mais l'arbre est exotique,ses graines ont été ramenées par Jean Robin,botaniste de Henri IV de la côte est du Canada.

A condition de le reconnaître des toxiques Cytises aux fleurs plus jaunes et surtout aux feuilles semblables à celles du trèfle, l'Acacia vous offrira ses fleurs pour réaliser de délicieux beignets...


Pour cela il faut ramasser les fleurs bien épanouies (on peut aussi les ramasser en bouton et les blanchir, mais le goût sera alors proche des petits pois).

Puis les faire macérer, en grappe, au moins une heure dans du rhum et du sucre...

Faire ensuite une pâte à beignets légère (privilégier les recettes comprenant bière, maizéna et/ou blancs d'oeufs en neige), et trempez y les grappes avant de les faire frire.

Un exemple prendre un bol d'eau bien froide, y verser un oeuf,bien remuer à la fourchette, puis verser un mélange maizena/farine jusqu'à consistance un peu pâteuse. (Les beignets obtenus seront comme dilacérés mais mettront en valeur le goût de la fleur).


Et pour joindre l'utile à l'agréable, sachez que la fleur a un effet bénéfique sur le foie (cholagogue) et l'estomac.

Attention, tout le reste de la plante, gousses, bois, écorce contient des saponines (toxique).

Le bois du Robinier est très dur, imputrescible, et servait à faire des piquets notamment.

Gentil coquelicot, Mesdames...

Figure incontournable des terrains en friches ou des cultures de céréales, l'incontournable Coquelicot

On s'en méfie parfois car il est le cousin du Pavot, dont le latex sert de base à l'opium...mais le coquelicot n'a pas cette puissance addictrice...

Mais il regorge de propriétés plus inoffensives :
- de ses rouges pétales, on extrait la codéine, qui sert de base à beaucoup d'anti-toussifs et a des propriétés sédatives....on en rajoutait autrefois à la bouillie des enfants...
- ses feuilles sont comestibles en salade, surtout celles de sa rosette.
- ses jeunes ovaires ont un léger goût de noisette
- enfin, on peut parsemer les pains de ses graines comme on le fait des pavots.

lundi 27 avril 2009

Entre deux gouttes de pluie...

Profitez de la floraison délicatement odorante du Sureau Noir






L' arbre possède un bois très tendre, à la moëlle plus douce encore que le polystyrène.
Cette moëlle était récoltée en Suisse comme support pour les petit rouages en horlogerie artisanale.
Les branches peuvent d'ailleurs se creuser facilement en flûtes ou sarbacanes.
Les fleurs sont diurétiques, fébrifuges et dépuratives.
Emondées (car la rafle est toxique), elles peuvent entrer dans la composition de vins, bières, limonades ou vinaigres auxquels elles donnent une saveur proche du Lichi.

mardi 21 avril 2009

Pain de disette....


Voici une des plantes les plus majestueuses des garrigues ensoleillées : l'Asphodèle rameuse.

Son tubercule est très riche en amidon, le même sucre lent que le blé ou le riz....

De texture peu agréable et de goût amer, le tubercule était cuit et panifié pendant la Seconde Guerre Mondiale....

Dans les périodes plus fastes, cet amidon d'Asphodèle servait de colle notamment pour les reliures.

Dans l'Antiquité, les fleurs étaient utilisées sur les tombes, les tiges étaient consommées rôties et les graines grillées...

Moins rustique, ramassez les épis floraux avant floraison et faites les bouillir 5 minutes, un utile ersatz des onéreuses asperges !

lundi 20 avril 2009

Immaculé...

Nouvelle explosion de blanc sur les pierriers calcaires des contreforts du Coutach, voici l'Amélanchier à feuilles ovales...

Cet arbre est indigène alors que la plupart des Amélanchiers de pépinière viennent d'Amérique du Nord.
Il craint moins la sécheresse et n'a pas autant besoin de protection lété.


Plus tardif que le Bois de Sainte Lucie dans sa floraison, il s'en distingue par des fleurs aux pétales bien plus longs et des feuilles moins cireuses.


Il donne à la fin de l'été de petites baies, qui sèchent parfois sur l'arbre las années peu pluvieuses.

Très sucrées, elles peuvent remplacer les raisins secs dans les croquants et les pâtisseries.

Le bois, d'aspect grisâtre, bien que grêle, donne un beau poli et était prisé des tourneurs, et dans les Cévennes pour fabriquer des balais.

mardi 17 mars 2009

Touti rikiki, maousse costaud....

Ils envahissent en tapis les bords de chemins du village, les Gaillets...



Blanc (le plus précoce), Jaune, ou Gratteron (il a des crochets aux 4 angles ailés de sa tige), les Gaillets appartiennent à la famille de la Garance voyageuse...
Ils s'en différencient car leur feuit est herbacé, lisse ou velu, tandis que celui de la Garance est charnu comme une baie.

Comme la Garance, leur racine contient les fameux deux pigments rouge(Alizarine et Purpuréine) qui ont donné son nom à la Famille entière : les Rubiacae.

Broyées et laquées, les racines donnent un pigment utilisable en peinture "à la tempura" notamment (nous ferons en Avril un atelier "Sous le Chêne" pour vous apprendre à l'obtenir).

Parmi, les gaillets, deux ont une propriété supplémentaire.
Les tiges fleuries du Blanc (ici fleuri en septembre dernier) ou du Jaune, réunies en fagots, servaient à cailler le lait (issu de la vache, pas celui de la brique pasteurisée)...



Le Gaillet Jaune colorait, en même temps, le fromage Double Gloucester en jaune.
Les décoctions de tiges fleuries de gaillet sont également médicinales, en compresses sur les blessures ou les brûlures...
Celles de sa racine sont diurétiques.
Enfin, le Jaune a le surnom, en anglais, d'Herbe de la Paille de Notre Dame.
Il aurait servi, à faire la litière de l'Etable de la Vierge.
Sa teneur en coumarine lui donnait, en effet, la propriété, séché, d'éloigner les puces.

lundi 9 mars 2009

Funeste confusion...

Alors que leurs cousines Coronilles fleurissent sur les rond-points de Corconne, les genêts sont plus tardifs...

Mais nous avons déjà en main pour en différencier certains et éviter une funeste confusion...

Avec ses rameaux cylindriques SANS FEUILLES ou presque...


Et son fruit en forme de gousse (une caractéristique de la famille) IMBERBE...



Voici le (faux) Genêt d'Espagne ou Spartium à feuilles de jonc.

Ce Genêt, comme beaucoup de plantes de sa famille (Coronille, Cytise...) contient un alcaloïde toxique, la cytisine qui peut provoquer nausées, hallucinations et convulsions....

Il servait dans les Cévennes de support pour que les Bombyx montent leurs cocons dans les élevages de vers à soie.

Il convient de ne pas le confondre avec le Genêt à balai (ou Sarothamne), quasiment absent du Bassin Méditerranéen, aux gousses poilues et aux rameaux feuillus et plus ramifiés.

Seul le Genêt à balai a des fleurs comestibles et contient de la spartéine tonicardiaque et vaso-constrictrice.... n'essayez donc pas de consommer notre Spartium.

samedi 31 janvier 2009

Plein de talents..

Voici un des deux pistachiers de la Garrigue... le Lentisque...

On pourrait en parler toute l'année, puisque son feuillage est persistant, contrairement à celui du Térébinthe.



Observez son feuillage, les folioles vont par deux (nombre total pair) alors qu'il y a une foliole terminale unique sur le Térébinthe.

Son nom local, Restincle a donné son nom au Chateau situé près de Prades-le-Lez, propriété du Conseil Général, "Restinclières".

Le Lentisque était un des piliers de l'économie de la Garrigue.

Son bois ocre rose veiné de jaune était apprécié en marqueterie et ébenisterie...
Il était également partiellement brûlé (avec les Chênes) dans les Charbonnières, souvent encore visibles près des Villages, souvent par des familles d'immigrés italiens qui vendaient son charbon sur les marchés.

Les baies très acides, étaient réservées à l'huile d'éclairage ou la savonnerie.

Dans l'île de Chio, on incisait les pistachiers pour produire avec la sève séchée, une gomme, le mastic en larme.

Celui-ci servait à blanchir les dents par mastication.
Il entrait aussi dans la composition de multiples confiseries et alcools (comme la gomme arabique qui vient elle de l'Acacia Sénégal).
Enfin, il stabilisait les pigments noirs en poterie.

On a découvert plus récemment qu'il avait une action sur les ulcères, en combattant Hélicobacter.

Enfin, autre utilisation actuelle, on obtient, en distillant son feuillage à la vapeur, une huile essentielle, à utiliser correctement diluée, en usage externe, pour stimuler circulation lymphatique et veineuse (varices, hémorroïdes...).

dimanche 14 décembre 2008

Pleine de ressources....


Dans les endroits humides et moyennement éclairé, elle fleurit ces temps-ci, la Surelle (Oxalis petite-oseille ou Alleluhia)...
Pas vraiment méditérranéenne, elle est acclimatée dans les jardins de la Commune, vous aurez plus de chance de voir sa parente, l'Oxalis corniculé à fleurs jaunes à l'état sauvage....

Son eclectisme est impressionnant...

Si vous la gouttez, elle vous rappellera l' Oseille...

Elle contient de l'acide oxalique qui lui donne ses multiples propriétés, mais aussi nous oblige à limiter sa consommation surtout chez les personnes enclins à la goutte ou l'arthrose.

La Surelle remplacera le citron dans les vinaigrettes ou l'Oseille dans les omelettes...

Elle est également diurétique et dépurative...

Enfin, elle servait à fabriquer le "sel d'oseille", utilisé autrefois pour détartrer les radiateurs ou faire disparaître les tâches de rouille ou d'encre.

mardi 9 décembre 2008

Abandonnée...

Qui aurait pensé que cette élégante délaissée , a eu un rôle majeur dans le Corconne des siècles passés ?


Voici, les restes desséchés par l'été d'une des espèces de Cardère ,plante qui servait, en effet, comme son nom l'indique, à carder (peigner ou plutôt débourrer) la laine ou les draps...

Quand on sait que les moutons paissent dans la Garrigue depuis 6 000 ans ! Et qu'il y en avait encore 700 000 (70 000 aujourdhui) au XIXème siècle dans le Gard...

La Cardère était alors cultivée et est retournée depuis à l'état sauvage..... quoiqu'on en douterait en regardant le champ qui longe le chemin de Mailhac :


Un autre joli nom de cette plante est "Cabaret des oiseaux", observez en effet les feuilles du bas de sa tige; jointives, elles forment une petite auge, dans laquelle est piégée la rosée du matin...

On dit dans les campagnes que la Cardère soignerait certaines affections de la peau comme l'acné ou l'eczéma, sous forme notamment d'une décoction de 50 g de racine séchée pour 1 litre d'eau, bouillie 10 minutes.

jeudi 6 novembre 2008

Le casse-tête des Composées Jaunes....

Toujours la pluie.....

Va falloir faire les fonds d'appareils pour trouver de nouvelles plantes....

Faisons donc un tour sur quelques Composées (Astéracées) sans usage particulier mais qui envahissent notre environnement cet automne.

Il va falloir être prudent car les confusions sont multiples...

Et tout d'abord, il va falloir que je me "mouille" pour identifier un Sénéçon du Cap

Cette plante vient d'une région sud-africaine au climat très proche de chez nous, où ont émigré vignes et protestants français à la révocation de l'Edit de Nantes....
Ses graines, accrochées à la toison de moutons importés, auraient fait le chemin inverse sous le Front Populaire... tout d'abord vers l'Aude et le Tarn... et envahi progressivement le Sud d'autant qu'elle fleurit (et donc se disperse) toute l'année...
Celle-ci a été photographiée sur le chemin de la carrière entre Liouc et Corconne....
Mieux vaut la reconnaître car elle est toxique du fait d'un hétéroside hépatotoxique.
Arrêtons nous sur sa fleur ou plutôt son inlorescence (groupe de fleurs).
Elle comprend à l'extérieur des fleurs ligulées "à languette" stériles (ici 13) et au centre des fleurs tubullaires "en tube" sérrées et fertiles.
D'autres Sénéçons, comme le Sénéçon commun présenté cet hiver n'a pas de fleurs ligulées....
Plus saisonnière (elle fleurit au début de l'automne), et omniprésente sur tous nos bords de route, voici l'Inule visqueuse..... (touchez là, elle "pègue")

Je ne pensais pas avoir grand chose à dire sur cette plante franchement envahissante, et voilà qu'en me documentant, j'ai trouvé qu'elle jouait un rôle dans le cycle d'un parasite de la mouche de l'olive, et donc qu'elle serait une sorte d'"insecticide végétal" dans le cadre d'une lutte biologique....
A ne pas enlever des oliveraies donc à priori.... mais je chercherais à en savoir plus auprès des spécialistes oléicoles.

lundi 3 novembre 2008

Doublement sanguin...

Dans la famille des Cornouillers, on recherche surtout le "Cornouiller mâle" à fruits rouges (mais qui n'a de mâle que le nom puisqu'il porte des fruits)...
Mais hormis dans le parc du Haut Languedoc, on ne trouve dans notre région que le Cornouiller Sanguin, à fruits noirs toxiques (diarrhées)... comme ici près du Brestalou :



Le Cornouiller Sanguin doit son nom à le teinte de ses feuilles en automne :


Ce Cornouiller est parfois présent comme ornement dans les jardins, notamment pour ses jolies fleurs :



Malheureusement son écorce et ses fruits sentent mauvais ce qui lui valait son autre nom de Punais ou Bois Puant.
Son bois était de moindre valeur, utilisé surtout pour les tuteurs...
On tirait des fruits une huile (rendement 20 à 50 %) pour les lampes et les savons..
Bien peu de mérites à priori pour cet arbre, réhabilité néanmoins récemment par la Gemmothérapie (médecine par les bourgeons) qui attribue aux siens des propriétés d'anticoagulants et des effets positifs sur la circulation... finalement un Cornouiller.. sanguin... pas que pour la couleur de ses feuilles.

dimanche 2 novembre 2008

Que de pluie !

Difficile de trouver l'éclaircie assez longue pour profiter de la nature...

Entre deux goutte, un petit retour sur un arbre aux fruits colorés comme des bonbons : le Fusain d'Europe.


Ecartez les enfants de ces fruits, arrachez les arbustes de vos jardins ou, mieux, apprenez leur à ne pas les toucher, ils sont toxiques.

Ces fruits en forme de bonnets d'évêques, et surtout les graines qu'ils contiennent, étaient utilisés pour lutter contre poux, lentes et galles...

Le charbon du bois de fusain a la propriété de ne pas tâcher les doigts, on le consumait donc en vase clos pour fabriquer les crayons à dessiner dits "fusains"

Le Moyen-âge, toujours à la recherche de couleurs pour égayer les vêtements utilisait la chair de ces fruits pour teindre les maroquins.

jeudi 30 octobre 2008

A reconnaître absolument...

Si on ne doit retenir la forme que d'un seul conifère, c'est bien celle de celui-ci, l'If commun...

En effet, c'est le seul conifère.... toxique.

Il contient un mélange d'alcaloîdes, narcotique et paralysant, qui préparé comme il se doit (cuisson...) a servi notamment à empoisonner les flèches gauloises "destinées" aux légions de César.



Celui-ci est un pied mâle, et vous pourriez aussi avoir son équivalent femelle..

Pas question d'utiliser, comme pour tous les autres conifères, ses bourgeons et jeunes pousses pour un bain relaxant ou sucrées (sirop ou bonbons) pour lutter contre toux et les bronchites.
Ah, les bonbons à la sève de pin de notre enfance...

Mais le connaître permet, par comparaison, de se rassurer lors de la cueillette de bourgeons d'un autre conifère.

L'if aime croître à l'ombre d'une forêt et est très rare de nos jours.
Il a en effet été quasiment exterminé pour les nombreuses qualités de son bois :
- robustesse (dents d'engrenage ou essieux de charettes)
- souplesse (arcs : on le dit responsable de la victoire des archers anglais à Azincourt)
- imputrescibilité (conduites d'eau et sarcophages)
- facilité de travail et couleur (marquetterie et ébénisterie)

lundi 27 octobre 2008

Incontournable...

Certes, le Coutach est désormais trop boisé pour que l'on trouve beaucoup de ces arbustes....

Certes, il se plaît davantage en terrain siliceux, et ne vient en sol calcaire qu'avec beaucoup de drainage....

Certes, les individus sauvages sont beaucoup moins majestueux que celui-ci...

(Je l'ai photographié au centre de Vacquières....dans un bourdonnement d'abeilles car il est très mellifère, à une époque où les fleurs se font rares).



Mais il aurait été impossible de ne pas parler de l'Arbousier, typiquement méditérannéen et en pleine saison de fructification....

Son fruit, appelé également "fraise des ours" est douceâtre et un peu farineux, on le dit diurétique...

La récolte ne sera pas abondante, cette année... mais le nombre de fleurs, qui viendront à fructifier l'année prochaine est impressionnant, annonçant une année 2009 prometteuse...

L'arbousier est en effet un des rares arbres à porter à la fois les fruits de l'année précédente, et les fleurs de l'année suivante.

Autre curiosité, il est de la famille de la Bruyère, ce qu'on aurait eu du mal à deviner.


Une infusion de feuilles (50 grammes dans un litre d'eau infusées 5 minutes) est, à condition d'en boire trois tasses par jour, un stimulant du foie.

Le bois de l'arbousier était la fois utilisé en menue marqueterie ou comme bois de chauffage et charbon, ce qui explique peut-être le manque de spécimens anciens.

dimanche 26 octobre 2008

La vraie locale...

J'ai tellement l'habitude des oxalis aux fleurs violettes de mon jardin, que j'ai été surpris d'en voir de sauvages à fleurs jaunes au bord d'un fossé communal...


Mais curieusement, les Oxalis Petite Oseille à fleurs blanches ou violettes (Surelles) ne sont pas méditérannéennes et doivent leur présence à une acclimatation à l'ombre du vieux chêne (comme les orties) qui les abrite du soleil d'été et leur conserve l'humidité de l'arrosage.

Cette espèce à fleurs jaune est l'Oxalis corniculée, adaptée à tous les climats français...

Je ne sais si elle possède les mêmes vertus médicinales que sa cousine, mais elle est comestible (feuilles et fleurs) avec un goût d'oseille lié à l'acide oxalique.

Ce dernier implique une consommation modérée (goutte et rhumatisme) et aussi que le jus doit pouvoir, comme le sel d'oseille, nettoyer les tâches d'encre et de rouille ainsi que détartrer...